© 2017 - Propriété de My Cooking World - Site réalisé par Brief Spirit

Crédit Photos Henrietta Richer, Pauline Goyard et Carmen del Campo

  • Admin

La rue Saint Anne - 10 Mars 2015

Mis à jour : 17 janv. 2018

La rue Sainte Anne est le cœur du quartier Japonais de Paris, dans le IIeme arrondissement, à côté d’Opéra.


J’aime bien y aller de temps en temps pour faire des courses et pour prendre un vrai repas à la japonaise à un prix raisonnable. Cela me transporte à Tokyo le temps d’un dîner, et me permet d’approvisionner mon épicerie maison pour quelques jours.



Pour ceux qui me connaissent, pas besoin d’expliquer mon amour pour le Japon. Pour ceux qui ne me connaissent pas, il faudra alors que je vous raconte que j’ai vécu presque 4 ans au Japon, la plupart du temps à Tokyo et quelques mois à Kobe, dans le Kansai pendant un stage professionnel.


J’ai passé des moments d’exception au Japon, où j’ai fait des rencontres qui m’ont changé la vie (en commençant par mon mari Guillaume, que j’ai rencontré là-bas). J’ai aussi beaucoup voyagé et j’ai découvert une cuisine délicieuse, riche et variée !


 A vrai dire, la nourriture était l’un des points négatifs dans ma liste de pros et cons avant de partir au Japon. Pour moi, la cuisine japonaise n’était faite que de sushi et de sashimi, c’est à peu près tout ce que j’en connaissais avant d’aller vivre au Japon. Et bien, le sushi, c’est bon, mais je ne me voyais pas manger du poisson cru tout le temps…

Et non, effectivement je n’ai pas mangé de sushi tous les jours, même pas toutes les semaines ! En fait, j’ai découvert des millions de choses différentes et j’ai adoré le côté culinaire lors de mon séjour au Japon.


Tokyo est la ville la plus étoilée de la planète, tous les grands chefs y sont présents et le nombre de restaurants exceptionnels, japonaises ou pas, est énorme, mais il n’est pourtant si cher de bien manger au Japon. A côté de tous ces restaurants luxueux il y a des centaines de petits restos où on peut manger d’excellent ramen ou un bon riz au curry pour moins de 10€, et des izakayas, bars à « tapas » japonais où dîner entre copains en partageant plusieurs spécialités les unes le plus délicieuses que les autres, bien arrosées du sake ou de la bière, vous coûte environ une trentaine d’euros.


Et voilà ce que l’on retrouve à la rue Sainte Anne à Paris : des restaurants à sushi, certes, mais aussi des petits restos ressemblant aux izakayas nippons, où se régaler entre amis ne coûte pas du tout cher.


Entre mes préférés, AKI au numéro 11 de la rue, pour son bar à Okonomiyaki en sous-sol (l’okonomiyaki est une espèce d’omelette aux légumes, typique de la région d’Osaka, agrémentée de viande, poisson ou de fruits de mer, cuisinée sur une planche face aux clients et badigeonnée d’une sauce très savoureuse), et son alter-ego sucré, la boulangerie AKI, juste en face, avec ses délicieux gâteaux et viennoiseries japonaises, ses financiers au matcha et son excellente sélection de boulangerie française classique.

Côté izakayas, Taisho Ken 3, juste à côté de chez Aki est très bon, pourtant il n’est pas donné d’y trouver une place, il y a suivant une longue file d’attente à l’extérieur…

Pour le ramen (pâtes fraiches japonaises dans un délicieux bouillon de porc fait maison) et les donburis (bols de riz avec de la viande et des œufs en omelette par-dessus), j’aime bien Kadoya, dans le coin de la rue Saint Anne et la rue Thérèse, avec son ambiance 100% japonaise et sa cuisine ouverte à la salle.




Mais je vous disais que j’aime bien faire mes courses à la rue Sainte Anne, pour cela, je me retrouve à chaque fois chez K-mart, un supermarché japonais-coréen où on trouve tous les classiques et de quoi faire la cuisine populaire japonaise chez vous : les sauces soja, sauce d’huitre et mirin, mais aussi la sauce tonkatzu, okonomiyaki ou yaki soba. Et du miso, du tofu, et des nouilles dans toutes ses formes, des currys, des gyozas, du yuzu, du thé vert, toutes les varietés d’algue nori, wakame… enfin toute la panoplie d’économat nippon, et quelques produits frais, en particulier des légumes que l’on ne trouve pas chez le primeur du marché, comme le daikon, les feuilles de shisho ou la racine de lotus.



Enfin, le bonheur pour ceux qui aiment bien cuisiner à la japonaise à la maison, parmi lesquels je me trouve, évidement


Le jour de courses à la rue Sainte Anne devient assez cher, certes, mais c’est un vrai plaisir d’y remplir mon panier de temps en temps pour des petits dîners japonais maison…